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    Vague de crimes rituels en Côte d’Ivoire

     

    Crimes Rituels

     

    (Agence Ecofin) - Ces deux derniers mois, en Côte d’Ivoire, 21 enfants ont été enlevés et la plupart ont été retrouvés morts, mutilés. Un seul a été retrouvé sain et sauf.

    Selon la direction de la police il s’agit d’une recrudescence des sacrifices rituels. «Le phénomène est réel et inhabituel. Nos services ont enregistré depuis décembre 21 cas d'enlèvement », ont annoncé les autorités précisant que les enfants ont été «retrouvés morts mutilés, avec la disparition de leurs parties génitales ou décapités»,

    Les crimes rituels défraient plus souvent l’actualité en Afrique centrale, notamment au Gabon ou le sujet fait l’objet de vives protestations de la population qui s’élève contre l’impunité des commanditaires de ces atrocités.

     

    Crimes Rituels

     


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    L’Afrique, pauvre de ses richesses

     

    Uranium, soleil, pétrole ou cacao sont autant de richesses africaines dont le continent noir profite peu. Le dessinateur burkinabè Damien Glez décrypte ce paradoxe avec un dessin et un texte inédits.

     

    Alors que les puissances européennes envisagent de sortir du nucléaire, nombre de pays africains confirment qu’ils n’y entreront peut-être jamais. Le 31 mars dernier, sous le coup de l’émotion de la catastrophe de Fukushima, le président sénégalais Abdoulaye Wade renonçait officiellement devant le conseil des ministres à construire une centrale nucléaire déjà commandée à la Russie. Le Sénégal est pourtant perclus de coupures d’électricité.

    Le lendemain, l’Association manufacturière du Nigeria appelait le gouvernement fédéral à remiser ses plans de centrales nucléaires. Le vice-président de l’association, Gbadebo Giwa, invitait les dirigeants à se concentrer sur l’utilisation du gaz pour générer de l’électricité.

    Exception qui confirme la règle, le président sud-africain Jacob Zuma fait lui bande à part en se dirigeant vers la construction de six réacteurs. Mais, comme s’il lui répondait, son homologue sénégalais propose à l’Union africaine d’adopter une résolution visant à faire de l’Afrique une zone exempte de centrales nucléaires…

    Grâce à la Namibie, le Niger, l’Afrique du Sud ou l’Algérie,l’Afrique possède de conséquentes réserves d’uranium.

    Pourtant…

    Pourtant l’Afrique ne consomme que peu d’énergie nucléaire. Sur une bonne cinquantaine de pays africains, seuls six pays possèdent des réacteurs.

    Il en est souvent ainsi…

    L’Afrique est écrasée de soleil.

    Pourtant…

    Pourtant la consommation africaine d’énergie solaire est marginale. Le consortium Desertec, composé de douze sociétés basées en Europe, au Proche-Orient et en Afrique du Nord, prévoit la construction d’un réseau de centrales solaires alimentées par des capteurs installés dans le Sahara. Couvrir un vingtième de la surface de ce désert de plaques solaires suffirait à approvisionner la planète en électricité, soit une consommation mondiale d’environ 18.000 TWh/an. Mais c’est vers l’Europe que des câbles sous-marins exporteront l’électricité produite par Desertec.

    L’Afrique ne manque pas de pétrole.

    Pourtant…

    Pourtant, l’Afrique qui raffine peu connaît régulièrement des pénuries de carburant, comme en Guinée, à Maurice ou au Comores. En 2007, le Nigeria, sixième producteur mondial de brut, débutait l’année sur une pénurie d’essence qui provoquait une augmentation du prix des denrées alimentaires.

    L’Afrique abrite le premier producteur mondial de cacao.

    Pourtant…

    Pourtant, la consommation de chocolat se situe, en Afrique, autour de 0,13 kilos par personne contre 12 kilos par citoyen suisse. Pas d’œuf de Pâques pour le fiston du producteur de cacao ivoirien.

    Difficile de se consoler en constatant qu’à l’inverse, il y a des produits que l’Afrique ne fabrique pas mais qu’elle consomme abondamment. Les armes à feu, par exemple…

     


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    Dans une réserve d'Afrique du Sud, une éléphante a donné naissance à des jumeaux. Un (heureux) événement rarissime. Découvrez-les en images.

     

     

     

    Eléphanteaux jumeaux

     

    JUMEAUX. Une éléphante d'Afrique du Sud a été observée en compagnie d'éléphanteaux jumeaux. C'est ce qu'a annoncé vendredi 5 décembre 2014 la réserve "Pangola Game" sur sa page Facebook. Voici quelques images des deux petits et de leur mère de 31 ans, appelée Curve, prises par Karel Landman, le directeur exécutif de cette réserve de 7.200 hectares.

     

    Un événement exceptionnel

     

    La gémellité est très rare chez les éléphants. Selon le Dr Ian Whyte, spécialiste des éléphants ayant travaillé au Parc national Kruger (Afrique du Sud), les études ont montré qu'elle ne concerne que 0,5% des naissances. De plus, "la mortalité de l'un des jumeaux survient généralement quand la demande de lait des deux petits devient plus importante et qu'elle ne peut être satisfaite par la mère, ajoute Ian Whyte. Le moins dominant des deux éléphanteaux n'a alors plus sa part". L'allaitement est long chez les éléphants : il dure entre 36 et 48 mois. Heureusement, la règle du survivant unique n'est pas systématique. Le Dr Whyte rapporte qu'au Parc national Kruger, une matriarche, appelée MaMerle, a, par deux fois, donné naissance à des jumeaux, en 2002 et 2006. Et tous ses éléphanteaux ont survécus. Il faut dire que les éléphants vivent en harde de femelles, conduite par la matriarche, qui s'entraident.

     

     

     

     


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    Côte d’Ivoire 

    “Stop Ebola”, un clip pour lutter contre le virus

     

     

    Spots publicitaires, communiqués, messages radiophoniques, les campagnes de sensibilisation contre le virus Ebola battent leur plein sur le continent. En Côte d’Ivoire, un blogueur a décidé de réaliser un clip intitulé “Stop Ebola” pour prévenir le mal.

    “Stop Ebola, fais attention à toi mon gars, voici le credo : parles-en autour de toi ma Go…” Sur un air de reggae, les paroles entraînantes du morceau “Stop Ebola” nous feraient presque oublier la gravité du sujet abordé : l’épidémie qui sévit en Afrique de l’ouest depuis le début de l’année, la plus grave depuis l’apparition du virus en 1976.

    “Nous voulions décliner en chanson la campagne contre Ebola afin de la rendre plus accessible”, explique le journaliste blogueur et web-entrepreneur ivoirien Israël Yoroba, qui dit vouloir sensibiliser les Ivoiriens de manière plus ludique. Le clip et la chanson, diffusés sous licence Creative Commons, peuvent être visionnés et téléchargés gratuitement sur les réseaux sociaux.

     

    Une chanson pédagogique

    Depuis le 11 août, le gouvernement ivoirien a annoncé des mesures préventives pour éviter la propagation du virus Ebola, qui ne touche pas encore le pays. Les autorités ont également lancé une campagne de sensibilisation, relayée par les médias, en diffusant notamment des spots publicitaires en langues locales. “Mais chaque citoyen a sa part de responsabilité”, explique Israël Yoroba.

    Tourné samedi sur l’île Boulay dans la lagune d’Abidjan, le clip met en scène un jeune Ivoirien chantant en playback, Marck Anderson, et d’autres habitants qui se sont prêté au jeu. En quelques couplets et un refrain, le parolier – qui ne se montre pas sur la vidéo mais dont on entend la voix – se veut pédagogue en expliquant ce qu’est le virus, quels en sont les symptômes et les moyens de s’en protéger. “Il faut que chacun parle à son voisin”, conseille-t-il, déplorant la psychose palpable dans les villages.

    Si le blogueur admet ne pas avoir mis en place de stratégie de communication, il imagine déjà sous-titrer la chanson pour la diffuser à l’international. Pour l’heure, Israël Yoroba s’apprête à faire la tournée des radios, des boîtes de nuit et des maquis pour diffuser son initiative musicale et citoyenne au plus grand nombre… et tenter de faire de “Stop Ebola” plus qu’un simple “buzz” ivoirien éphémère.

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    Emeline Wuilbercq

     

    Jeuneafrique.com 

     

     

     

     


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    un mangeur de rat

     

    En Côte d’Ivoire, un homme a écopé de cinq années de prison pour avoir consommé de la viande de rat, pourtant interdite notamment à cause du virus Ebola.
     

    En Côte d’Ivoire, un mangeur de rat a été condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal de Guiglo, à l’extrême ouest du pays. En effet, d’après des médias locaux, Bernard Guéi, un habitant du village de Bedy-Goazon, situé à 516 km à l’ouest d’Abidjan, « a consommé la viande de rat que son piège a attrapé au campement ».

    « Pris la main dans le sac par les forces de l’ordre qui sillonnaient la zone, il a défié les autorités en persistant dans sa détermination à consommer la viande de brousse », pourtant interdite par les autorités ivoiriennes dans le cadre de la lutte contre l’épidémie hémorragique du virus Ebola.

    « Votre affaire d’Ebola ne me regarde pas »

    « Tant que j’aurai faim, je vais manger la viande de brousse (…) Votre affaire d’Ebola ne me regarde pas », a déclaré aux autorités le mangeur de rat. Ce dernier a été conduit à la brigade de gendarmerie avant d’être présenté devant le tribunal de Guiglo.

    Le nombre de victimes de la fièvre hémorragique Ebola, qui sévit en Afrique de l’Ouest, a franchi la barre des 1 500 morts. Même si le virus n’est pas présent en Côte d’Ivoire, la psychose a gagné une partie de la population et les autorités redoublent de vigilance pour empêcher toute propagation du virus sur le territoire ivoirien. Le pays a fermé ses frontières terrestres et aériennes avec deux pays touchés : la Guinée et le Liberia.

    En plus de l’interdiction de consommer et manipuler la viande de rongeurs, les autorités ivoiriennes ont fortement recommandé aux populations d’éviter de se serrer la main et de faire des accolades.

     

     

     

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